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субота, 26. фебруар 2011.

A ti ?


Dva mladunčeta u prirodi.
On prevrće kamenčiće improvizovanim naučnim instrumentom koji ćemo za potrebe ove i rečenice koja sledi prosto nazvati "prut od leske". Dakle, čučne, zagrebe po tlu tim prutom od leske i pažljivo promatra prizor pod tom lupom od plavih očiju. Mravi se formišu u haotične redove bez ikakve zakonitosti. Približava svoju lupu, malko otvara usta. Fascinantno.
Ona bere procvale maslačke i premešta ih u toplu rukavicu od detinjih stegnutih prstiju. Posebno joj zaklepeću sandale oko članaka (a taj ćemo događaj prepoznati kao "radost" ) kad ugleda maslačak još uvek beo i pahuljast. Promrda ušima, skoro neprimetno, zatim dune u taj dragoceni buket semenja s perjem, a on se rasprši po njenom vidokrugu.
"Šta to radiš ?" - primiče se naučniku.
"Tražim Boga".
Ah, kakva nevina, skoro refleksna arija se razleže tim vazdušnim valjkom čije bi granice mogle opisati njene raširene ruke.
No opet se naglo stiša pri samom kraju smenjujući bojažljivi refleks pitanjem :
"Zar On nije gore ?"
Podiže prst ka tom "gore" što naše oči često zovu "nebo", "plavo" i "oblak".
"Ne."
"A Oče Naš koji si na Nebesima ?" zenice blago proširene, obrve nabrane.
"To su gluposti. Rascepi komad drveta i tu sam. Podigni kamen i naći ćeš me. Tako je rekao. "
"Pa jesi ga našao ?"
"Ne. A jesi ga ti našla gore ?!"
"Ne."


Priča objavljena u junskom broju elektronskog časopisa Libartes :

http://libartes.com/jun/proza/a_ti.php

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version française

Et toi?

Deux petits dans la nature.
Il renverse les cailloux par un instrument scientifique improvisé, qu'on nommera dans cette phrase (et dans la suivante) - "une canne de noisette". Donc, il s'accroupit, égratigne le sol avec sa canne et puis inspecte le site attentivement, sous la loupe de ses yeux bleues. Les fourmis se regroupent dans des lignes chaotiques, en dehors de tout logique. Il s'approche de l'image inspectée par sa loupe, en ouvrant la bouche légèrement. Fascinant.


Elle cueillit des pissenlits épanouis, et les transfère dans le gant chaud formé par ses doigts enfantins serrés. Ses sandalles babillent autour de ses chevilles (on nomme cet évènement  "la joie") dès qu'elle voit un pissenlit toujours blanc, ressemblant à un flocon de neige. Elle bouge ses oreilles, presque imperceptiblement, puis souffle ce bouquet aux grains avec des plumes, et il se disperse à sa vue.
"Que fais-tu?", elle s'approche du petit scientifique.

"Je cherche Dieu."
Quelle innocente, presque involontaire arie se dispersa par le cylindre d'air dont les frontières pourraient être dessinées par ses mains épandues.
Elle se taisat brusquement quand même, et puis demanda:
"Mail Il est en haut?"
Elle pointa de doight vers ce "haut" que nos yeux connaissent soue le nom "ciel", "bleu", "nuage".
"Non".
"Et Notre Père qui êtes aux cieux ?", aux pupilles légèrement augmentées et les sourcils levées.
"De n'importe quoi. Fendez du bois, je suis là, levez la pierre, vous me trouverez là. C'est ce qu'Il a dit."
"Alors, tu L'as trouvé?"
"Non. Et toi, tu L'as trouvé aux cieux?!"
"Non."

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